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Maison des Sciences de l'Homme de Dijon

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Cultures-et-societes Saison-2013-2014

Dans le cadre du cycle de conférence "Cultures et Sociétés" organisée par la MSH de Dijon en partenariat avec le Centre Georges Chevrier et le CIMEOS (EA 4177), conférence, le 3 décembre  2013, de Jean-Louis Tornatore : « Le repas gastronomique des Français ». Une renationalisation du patrimoine ?

 

 

Quand? : Mardi 3 décembre 2013, 17 à 19 h.

Où? : Lieu amphithéâtre de la MSH de Dijon (Université de Bourgogne)
Entrée libre

Ce cycle s’adresse aux étudiants de l'Ub, notamment ceux des filières qui préparent aux métiers de la culture. Librement ouvert au public, il participe d'une volonté assumée de démocratisation des savoirs à l'échelle, non seulement du Grand campus, mais de la Cité.

L’inscription du « repas gastronomique des Français » sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, en novembre 2010, a été à coup sûr un événement qui a suscité de nombreux commentaires et  des débats, en particulier au sein des instances de l’Unesco en charge du suivi de la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Ceux-ci ont porté sur trois points : l’éligibilité des pratiques alimentaires, l’identification de la population d’un État-nation à une communauté, le caractère non-commercial du label. L’histoire du montage du dossier, sur laquelle je reviendrai brièvement, montre que les négociations entre les promoteurs du projet et les services impliqués de l’État – le projet est affiché comme l’expression d’une volonté présidentielle – ont conduit à une redéfinition de l’objet de manière à le rendre acceptable pour l’Unesco : c’est un repas festif et ritualisé qui a été inscrit et non la gastronomie française, comme cela était envisagé au départ. Pourtant, au final, c’est bien cette dernière qui est considérée comme ayant été reconnue, de même que l’inscription est bien assimilée à un label d’excellence. Qu’est-ce à dire ? Sans doute la catégorie du patrimoine culturel immatériel a-t-elle contribué à mettre en crise la notion eurocentrée de patrimoine, mais le cas montre que celle-ci n’a pas dit son dernier mot. En fait la situation est paradoxale : c’est au bénéfice d’une sorte de « retour d’anthropologie » – au sens de retour de manivelle – que la communauté des Français se voit distinguée et identifiée à ses pratiques alimentaires.  Notre bouffe, c’est notre patrimoine national... M'appuyant sur cette situation singulière, j'interrogerai cet effet non prévu de la convention de 2003 : la renationalisation du patrimoine au moyen de l’anthropologie.

Jean-Louis Tornatore est professeur de socio-anthropologie à l'Université de Bourgogne. Il enseigne à l'IUP Denis Diderot, et est membre du Centre Georges Chevrier. Ses travaux portent sur les processus de patrimonialisation. Il a notamment publié : (avec Noël Barbe), Les formats d’une cause patrimoniale. Agir pour le château de Lunéville, Les carnets du LAHIC N° 5, LAHIC/Ministère de la culture, 2011 et
L’invention de la Lorraine industrielle. Quêtes de reconnaissance, politiques de la mémoire, Paris, Éditions Riveneuve, 2010.

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le cycle de conférences :
http://www.u-bourgogne.fr/-Cycle-de-conferences-Cultures-et,5445-.html

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